On m’a appris à toujours prévoir le pire – Anxiété et hypervigilance

mai 18, 2026

Pendant longtemps, j’ai cru que m’inquiéter me protégeait.

Avec le recul, je comprends aujourd’hui à quel point l’anxiété et l’hypervigilance peuvent s’installer très tôt dans la vie.

Dans ma famille, on disait souvent qu’imaginer le pire pouvait être utile. Que cela permettait d’être prête si quelque chose arrivait.

Je réalise que dans certaines familles, l’inquiétude devient presque une manière de prendre soin des autres. Une façon d’aimer, de prévoir, de protéger.

Mais lorsqu’on grandit dans cet état intérieur, le corps peut finir par rester constamment en alerte.

Grandir dans l’anxiété et l’hypervigilance

Quand j’avais 7 ans, mes parents se sont séparés.

Comme beaucoup d’enfants vivant des périodes plus fragiles à la maison, j’ai rapidement ressenti la souffrance des adultes autour de moi.

Ma mère traversait une période très difficile sur le plan émotionnel. Mon père, lui, semblait chercher refuge ailleurs pour traverser ses propres douleurs.

Sans vraiment m’en rendre compte, j’ai commencé très jeune à devenir extrêmement attentive à ce qui se passait autour de moi.

À observer. À ressentir. À anticiper.

J’ai aussi développé cette impression qu’il fallait être forte.

Alors je suis devenue très responsable. Peut-être trop.

J’ai appris à performer, à vouloir bien faire, à chercher à plaire, et inconsciemment à me sentir rassurée, reconnue ou aimée à travers ce que j’accomplissais.

Pourquoi certaines réactions deviennent automatiques

Avec les années, je comprends aujourd’hui que mon corps avait probablement appris très tôt à fonctionner en mode vigilance.

Et souvent, lorsqu’on vit longtemps dans cet état, on finit par croire que c’est simplement notre personnalité.

Cela peut ressembler à :

  • de l’anxiété,
  • une difficulté à ralentir,
  • des pensées qui tournent beaucoup,
  • un besoin de tout prévoir,
  • de l’anxiété de performance,
  • une impression d’être toujours un peu « sur le qui-vive ».

Pendant longtemps, je croyais sincèrement que j’étais simplement faite comme ça.

Avec le temps, j’ai ressenti un profond besoin de comprendre l’humain.

De comprendre pourquoi certaines expériences nous marquent autant. Pourquoi certaines réactions deviennent automatiques. Pourquoi certaines personnes ont tant de difficulté à se déposer intérieurement.

C’est probablement ce qui m’a menée vers des études en psychologie et en intervention psychosociale.

J’avais besoin de mettre du sens sur ce que je vivais et observais.

Ma découverte de l’hypnose thérapeutique

Puis, plusieurs années plus tard, dans une période de ma vie marquée entre autres par un deuil difficile et beaucoup d’anxiété, j’ai découvert l’hypnose thérapeutique.

Je m’y suis tournée d’abord avec curiosité.

Et honnêtement, j’ai été surprise.

Non pas parce qu’une transformation magique s’est produite du jour au lendemain.

Mais parce que, tranquillement, certaines choses ont commencé à devenir plus légères.

Le sommeil revenait davantage. Les pensées envahissantes prenaient moins de place. Le corps semblait un peu moins tendu. Certaines réactions devenaient plus douces.

Comme si mon système intérieur apprenait progressivement qu’il pouvait relâcher un peu.

C’est aussi ce que j’aime profondément dans cette approche.

Parfois, les changements vécus en hypnose peuvent être profondément marquants et transformer rapidement certaines façons de ressentir ou de réagir.

Et d’autres fois, la transformation s’installe plus doucement.

Mais même lorsqu’elle est plus subtile, elle peut être tout aussi précieuse et efficace.

Le sommeil revient peu à peu. Le corps relâche certaines tensions. Les pensées prennent moins toute la place. On réagit différemment à certaines situations.

Puis un jour, on réalise qu’on habite notre quotidien avec un peu plus de calme, de présence et de légèreté.

Aujourd’hui, avec beaucoup de douceur et d’humilité, j’accompagne à mon tour des personnes qui vivent elles aussi avec l’anxiété, les transitions de vie, le deuil, l’hypervigilance ou simplement cette impression d’avoir porté beaucoup pendant longtemps et d’avoir envie de laisser ce poids derrière.

Parce qu’au fond, sous le besoin de contrôler, de performer ou d’être forte… il y a souvent un être humain qui aspire simplement à se sentir un peu plus en sécurité intérieurement.

Revenir vers l’enfant intérieur

Et parfois, il y a aussi en nous une partie plus jeune qui a appris très tôt à compenser. Cette partie de nous qui est devenue forte trop rapidement ou qui a porté davantage que ce qu’un enfant ne devrait avoir à porter.

Avec les années, je réalise qu’une partie importante du chemin consiste souvent à revenir vers cet espace en soi avec plus de conscience, de douceur et de bienveillance.

Comme si l’adulte que nous sommes aujourd’hui pouvait enfin rassurer l’enfant intérieur qui, à une certaine époque, avait simplement besoin de se sentir en sécurité et qui a mis de l’avant plein de comportements lui permettant de survivre. Je reconnais aujourd’hui que bien que ces comportements aient pu me servir à survivre, ils ne me sont plus utiles aujourd’hui.

Et je crois sincèrement qu’il est possible d’apprendre progressivement à vivre avec un peu plus de légèreté, de présence et d’espace pour respirer.

C’est justement ce type d’approche que j’intègre dans mes accompagnements, mes séances guidées d’hypnose thérapeutique et mes outils axés sur le mieux-être, la respiration et la reconnexion à soi.

→ Découvrez mes accompagnements et séances guidées sur mon site.